La mise au point du pasteur André Vibidila sur la conférence ministérielle de Kinshasa, tenue le 06 mars 2010, qualifiée de messe noire par l’Assemblée Chrétienne de Righini.

Comme nous vous l’avions annoncé, ce mercredi 24 mars 2010, le Révérend pasteur André Vibidila a fait une mise au point sur la conférence des ministres qu’il avait tenue à Kinshasa le 06 mars 2010.

C’est le service de l’Internet du Tabernacle de Mbujimayi qui, voulant avoir plus de lumière sur l’objectif que s’était assigné le pasteur André Vibidila en convoquant cette conférence, l’a approché pour lui poser quelques questions, suite à ce qui se dit dans les milieux du Message à Kinshasa.

Voici l’intégralité de cette interview.

Question : Après votre conférence de Kinshasa, beaucoup de frères du Tabernacle de  Righini ont parlé à la radio, à la télévision et même à travers les écrits  dans leur site Internet. Mais pourquoi avez- vous gardé si longtemps le silence sans réagir à tous ces  propos, est-ce parce que vous ne les avez pas lus, est-ce parce que vous n'avez pas entendu dire que les gens avaient parlé ? Veuillez nous éclairer sur votre silence, s’il vous plaît.

Réponse : Merci pour cette question. Je vais dire ceci. D’abord si je dois analyser la signification de mon nom, moi je suis né à Kinshasa et mon nom c’est VIBIDILA. Tous ceux qui connaissent la signification de ce nom en Kikongo savent qu’il signifie « Patientez ». C’est une vertu que Dieu a placée en moi. Et si je dois répondre à votre question, j’ai préféré d’abord garder silence pour laisser les autres parler, expliquer, imprimer dans les médias tout ce qu’ils voulaient faire, qu’ils puissent donner leurs arguments, la version qu’ils avaient là-dessus afin d’éviter la polémique, et pour que moi, après, quand ils auront tout terminé, tout dit, je puisse intervenir, sous la conduite de Dieu ; et comme j’ai vu que maintenant tout ce qu’ils avaient, ils ont versé ça, j'ai compris que c’est le temps de Dieu, pour expliquer, éclairer l’opinion sur cette conférence.

Question : Quelle a été la raison majeure qui vous a poussé à convoquer cette conférence  ministérielle de Kinshasa ?

Réponse : Tout est parti de la conférence de presse du pasteur Barutti. C’était comme ceci : le 22 janvier 2010, le pasteur Barutti Kasongo, qui fêtait l’anniversaire de ses 63 ans d’âge et de vingt ans de son pastorat, avait tenu une conférence de presse dont le sujet principal était : « Comment le Message a commencé au Congo Kinshasa. »

Au cours de celle-ci il a été présenté comme étant L’EVEQUE GENERAL à travers le monde et dans toutes les provinces de notre pays, évêque des ACMTF et représentant légal de la Voix de l’Aigle, des titres qu’il n’a pas rejetés. Il était calme. Et en français on dit : «  Qui ne dit mot consent. » Donc, il a approuvé cela.

D’ailleurs, il a déclaré lui-même que c’est lui qui a reçu le premier le Message, et que c’est lui qui l’a prêché à Kinshasa, et que c’est toujours lui qui en a assuré la propagation dans les provinces.

Le frère Barutti a ignoré totalement l’action de frère Mukuna Tshipuya wa Kazadi disant qu’il n’a rencontré ce dernier que plus tard, pendant que lui Barutti avait déjà son église à Bandal. Or, moi je suis témoin. Et je sais comment cette église de Bandal a commencé !

Bref, le révérend Barutti a présenté l’historique du Message dans notre pays d’une manière tronquée et déformée, en calquant tout sur sa seule personne.

Pour moi, c’est sa biographie qu’il présentait, mais il a voulu mettre ça comme l’historique du Message dans notre pays.

Ses propos ont indisposé tous les états-majors du Message qui ont suivi cette conférence de presse partout dans le pays. Ceux-ci se sont mis debout pour décrier cette propagande du pasteur Barutti, voyant derrière cela le nicolaïsme qui commence à effleurer l’esprit de leur frère.

Ils ont vite compris qu’il fallait redresser cette situation le plus tôt possible en présentant l’historique d’une manière objective ; et arriver ainsi à rédiger un document qui servira de repère aux générations futures.

Et nous avons estimé, après un échange de vues au téléphone, que si nous laissions le pasteur Barutti continuer ainsi, comme à chacun de ses anniversaires il ne cessait de revenir sur cet historique tronqué, déformé et calqué sur sa personne, nous arriverions à un système difficile à renverser, car il fait ça chaque année.

Et cette fois-ci il ne s’est pas arrêté sur sa chaîne de télévision seulement, ou même dans son église ; mais il a convoqué la presse. C’est pourquoi nous avons trouvé que ce frère est en train de prendre des dimensions, il est en train de monter et de  vouloir faire croire aux gens quelque chose qui n’est pas vrai. Nous avons compris qu’il était temps pour nous de réagir contre sa propagande.

Ses déclarations commençaient à déranger et à indisposer les enfants de Dieu, chaque fois qu’il les répétait sur sa chaîne.

C’est ce qui a fait que, comme je remarquais qu’apparemment jusqu’à ce niveau personne ne réagissait, même  ses pasteurs associés, qui sont avec lui, et qui sont des anciens, j’entends par là les pasteurs Kalumbu et Nlandu, mais qu’ils assistaient passivement aux déclarations déformées de l’historique et du sens de l’évêché, j’ai réuni tout mon courage pour convoquer cette conférence ministérielle de Kinshasa.

Comme les pasteurs Kalumbu et Nlandu, certains anciens qui étaient avec nous à Bandal, qui savent comment nous avons commencé en ce temps-là, ne disaient rien. Je me suis demandé : était-ce par peur, ou parce qu’ils sont avec lui ? Voilà un peu la raison majeure qui m’a poussé à le faire.

Question : La conférence a été tenue, mais ils l’ont qualifiée de messe noire contre le pasteur Barutti. Avez-vous quelque chose à nous éclairer là-dessus ?

Réponse : Oui. C’est vraiment regrettable. J’ai lu dans les journaux, et j’ai entendu les gens en parler. C’est vraiment triste. On a plongé les gens dans une histoire qu’ils ne savent peut-être pas.

 Messe noire ? Non. Selon les principes du Message, frère Branham, dans « Se ranger du côté de Jésus », paragraphe 114 a montré que s’il y a un ça ne va pas, on doit se réunir comme des serviteurs de Dieu pour en parler. Il déclare, en effet :

« … Mettez-vous tous ensemble comme un groupe d’hommes,  et ayez confiance l’un dans l’autre, et comme cela, et débattez ces problèmes et mettez-vous ensemble… »

C’est la raison pour laquelle les invitations dont voici la teneur ont été lancées (lien vers l’invitation).

Donc on devait parler et tirer au clair cette histoire de l’historique tronqué et déformé,  ainsi que de l’évêché, d’après le prophète. 

Mais on s’est étonné de voir paraître dans les journaux des titres tels que : «  Messe noire contre le pasteur Barutti !» et autres. Messe noire contre le pasteur Barutti ?

Or, dans les invitations lancées, il n’était pas dit qu’on allait saper la personne du pasteur Barutti ! Mais la chose qui est ici est que le pasteur Barutti sait que les versions qu’il a toujours données chaque année sur l’historique ne sont pas vraies,  et que sa conception de l’évêché n’est pas correcte.

Comme tout le temps qu’il faisait cela personne ne réagissait, et qu’il voit maintenant  que je dois relever le défi en éclairant la partie de l’Epouse du Congo là-dessus, il a incité son église à croire que j’allais le déplumer, le déshonorer, l’humilier, l’abaisser et  faire tout ce qu’ils ont présenté dans les médias.

Tout cela pour amener les gens à voir en mal cette conférence, la bouder et la saboter. Ils ont amplifié cette attitude jusqu’à qualifier de « Messe noire » cette conférence, son intention manifeste étant d’empêcher les fils et les filles de Dieu d’être éclairés. Voilà la raison majeure de cette qualification.

Mais, finalement, ceux d’entre eux qui étaient là quand j’ai tenu cette conférence se sont rendus compte que l’objectif poursuivi n’était pas de salir le pasteur Barutti comme ils l’entendaient à travers leurs articles.

 La conférence a bel et bien eu lieu, et les dvd, les cassettes sont là et tous peuvent les suivre et dire s’il y a eu le dénigrement du pasteur Barutti. C’est vraiment regrettable, cette histoire de Messe noire !

Question : Il était dit que vous, pasteur André Vibidila, n’étant pas un ancien de la ville de Kinshasa, vous n’avez pas qualité de convoquer une telle réunion. Qu’est-ce que vous en pensez ?

Réponse : Merci encore pour cette question. C’est étonnant. J’ai commencé à remarquer que c’est comme si on est en train de créer une doctrine ou  un enseignement, je ne sais pas, autour de cette histoire de l’ancien de la ville. Où est-ce qu’on vient de ramasser ça ? Où est-ce qu’on vient de fabriquer ça ? 

Voici, je crois que personne ne peut me pointer un endroit précis où frère Branham parle d’un ancien de la ville, ni où il dit que dans une ville il faut qu’il y ait un ancien de la ville. Sinon, on a mal compris le frère Branham. Permettez- moi de vous lire quelques déclarations de frère Branham à ce sujet.

Dans « Se ranger du côté de Jésus », au paragraphe 80 – 82 :

« Je suggérerais à frère Neville d’être le pasteur de l’église, aussi longtemps que l’église lui suggère d’être le pasteur ; c’est là le vote de l’église…

Ensuite je dirais que chacun de ces hommes ici dehors, ces autres hommes-ci, comme frère Crase et frère Junior et les autres d’entre eux, tant qu’ils sentent leur devoir à leur poste et qu’ils sont ensemble associés ici… »

Et la traduction Shékinah dit ceci au même paragraphe :

« Je proposerais que Frère Neville soit le pasteur de l’église aussi longtemps que l’église souhaiterait l’avoir comme pasteur, selon le vote de l’église.  Aussi longtemps qu’il reste à son poste de devoir et qu’il demeure dans la foi et qu’il veut venir et qu’il sent la conduite du Seigneur, alors ce sera pour lui la conduite du Seigneur qu’il demeure, si la congrégation vote pour la même chose. »

Et au paragraphe 82 de la traduction Shékinah :

« Bien, je pense que cette église ici… Si vous les hommes vous le voulez, quand vous construirez cette église-ci, considérez –la comme votre quartier général et comme – que frère Neville  que voici soit comme le DOYEN DES ANCIENS parmi vous, voyez-vous ?... »

Si vous lisez ce texte depuis le paragraphe 80, frère Branham parle des pasteurs qui étaient associés au Branham Tabernacle. Ceux-ci venaient assister aux réunions de frère Branham en supprimant les leurs.

Il leur dit : «  Si vous considérez cette église comme votre quartier général, et frère Neville comme votre ancien aîné, ou doyen des anciens… » ; et dans « Dieu confirmant Sa Parole » du 16/08/1964, au paragraphe 53 :

« Nous voudrions vous dire que vous êtes en tout temps les bienvenus au milieu de nous. Moi-même, je ne suis pas ici tout le temps, mais nous avons, dans cette assemblée, quelques bons pasteurs. Il y a le frère Neville, le frère Collins, Wilbur Collins… Il y en a qui viennent de différents endroits, de nos églises associées. Si vous venez du Texas, les frères Martin et le frère… Qui est ce frère qui est venu avec vous ?… Je ne vois pas frère Blair ce matin… Oh, je ne vous ai pas vu frère Blair ! Là au fond, il y a frère  Ruddel, qui vient de l’une de nos églises sœurs d’ici. Il ya le frère Jackson Junior, assis à côté du frère Blair      (Je le vois maintenant), qui vient lui aussi d’une de nos églises sœurs. Nous avons des églises dans tout le pays, partout. »

Le frère Branham est clair, ici. Le frère Neville n’est pas désigné comme un ancien de la ville de Jeffersonville, mais comme le doyen des pasteurs venant de différents Etats des Etats-Unis, cas du Texas qu’il cite nommément. A ces pasteurs il dit : « Si vous le voulez. » cfr § 82 « Se ranger du côté de Jésus. », c'est-à-dire que Neville n’est pas imposé.

Quand frère Branham parlait de frère Neville, il ne le voyait pas, ou ne le proposait pas comme ancien de la ville Jeffersonville, mais comme un ancien, un doyen des anciens, c'est-à-dire des pasteurs qui avaient cru le Message de frère Branham, venant de différents Etats.

Comme le Branham Tabernacle était le quartier général, d’où le Message sortait, ainsi le prophète proposait qu’ils aient un doyen des anciens. Il n’y a pas là-bas cette pensée de l’ancien de la ville !

Si dans une ville donnée, on pensait avoir un ancien ou un doyen de la ville, frère Branham dit encore ceci dans «  Se ranger du côté de Jésus » au paragraphe 18, traduction Shékinah. :

« C’est ce qu’on constate lorsqu’on traite entre ministres, entre hommes d’affaires, entre loges- partout où l’on va, là où l’on a un groupe d’hommes, il y a divergence d’idées. Ainsi, il vous faut avoir une personne en qui vous placez votre confiance, vous élisez cette personne et tous collaborent avec elle. »

C’est ainsi que je dis ceci : à Kinshasa, quand on disait que je devais contacter l’ancien de la ville, je me demandais  qui est cet ancien de la ville et quand a-t-il été élu, voté par les ministres de Kinshasa pour qu’il soit l’ancien de la ville ? Quel est son nom ? Il n’y en a pas.

On n’a jamais élu pasteur Barutti pour qu’il soit l’ancien de la ville. Et frère Barutti n’a jamais été l’ancien du Congo ! C’est là que le danger est entré avec  sa conception d’évêque national. D’ailleurs, il vient de fêter son vingtième anniversaire pastoral il n’y a pas longtemps, alors que nous avons dans le pays ceux qui ont vingt-cinq, voire trente ans et plus dans le pastorat. C’est le cas de Nyanga Mahamba, Mukeba Kalombo, Baku Nsimba Eva au Bas-Congo, Ngonde Akwambenze à Kisangani, etc.

L’Assemblée Chrétienne de Righini ne peut donc pas se réclamer d’être le quartier général des églises du Message  dans notre pays, à l’instar de Jeffersonville. 

Et si l’on doit parler des anciens à Kinshasa, ce n’est pas l’Assemblée Chrétienne de Righini seule qui en a.

Mais le pasteur Barutti a commencé à s’élever et à s’auto-proclamer évêque général, évêque national, des titres qu’on ne trouve pas dans le Message.

Voilà ce que je veux dire : à Kinshasa je ne reconnais pas un ancien de la ville, qui ait été élu par l’ensemble des ministres de Kinshasa et reconnu comme tel. Non, frère Barutti s’est imposé sur les gens. Mais, moi j’ai agi conformément à ce que le prophète dit au § 13 dans Se ranger du côté de Jésus :

« Maintenant, je m’étais dit : «  Ce n’est pas pour moi. Ce n’est rien pour moi. » Et pourtant tout ce qui se rapporte à Dieu fait partie de moi, peu importe si c’est… Tout ce qui – qui est pour les enfants de Dieu, c’est pour moi, même si je suis obligé de faire ceci ou de faire cela. Il est de mon devoir de veiller sur l’héritage de Dieu, peu importe l’endroit où il se trouve.  Voyez-vous ?»

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