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Question : Il y a eu des émissaires de la part du pasteur Barutti vous demandant d’avoir un entretien à huis-clos avec lui. Pourquoi n’avez-vous pas souscrit à sa démarche ?
Réponse : D’après les Saintes Ecritures, la Bible dit : « Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. Mais, s’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l’affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins. S’il refuse de les écouter, dis-le à l’Eglise.» (Matthieu 18 :15).
Voici ce qui s’est passé : quand je fréquentais encore l’assemblée de Righini, j’apprenais que, chaque fois que le pasteur Barutti présentait l’historique du Message au Congo dans son église lors de son anniversaire, il disait qu’il m’avait baptisé, et qu’il avait aussi baptisé Diyoka. Et même quand nous étions en Côte d’Ivoire, je prends les pasteurs Kambaja Odia et Kazadi Kwangu à témoin, le pasteur Barutti avait déclaré avoir baptisé également le pasteur Kalumbu.
Je ne comprenais pas où il voulait en venir avec toutes ces déclarations. A des occasions, je le voyais à ce sujet. Un jour, dans son bureau, nous étions à deux. Je lui ai demandé de me rappeler quand et où il m’avait baptisé ; parce que, moi, je me rappelle que le premier baptême au Nom de Jésus nous l’avons eu à Nzambe Malamu. Le deuxième, c’est Mposhi Mukonkole qui nous l’a administré ; et quand nous sommes allés rencontrer le frère Mukuna, ensemble, il nous a baptisés, vous, moi et les autres.
Voici la réponse du pasteur Barutti en ce temps-là : « Pasteur Vibidila, il ne faut pas prêter attention à ce qu’on te rapporte. Ce sont des gens qui veulent nous opposer. »
J’ai laissé tomber la chose. Mais, malgré cela, il continuait toujours à tenir les mêmes propos. Il l’a fait encore à Tshikapa, au Bas-Congo, à Lodja et à de différents endroits où il allait tenir des campagnes d’évangélisation, dans les entretiens privés avec les frères qui me le communiquaient toujours.
Finalement, j’ai compris que c’était une façon de nous diminuer pour que lui monte. Un jour, parcourant l’extrait d’un article tiré de leur site, portant sur l’historique du Message dans notre pays, j’ai découvert que celui-ci était complètement tronqué et déformé, dénaturé et uniquement calqué sur sa seule personne ! Surtout en ce qui concerne l’aile de Bandal.
Comme la Bible dit : « …Mais, s’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l’affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins… », j’ai commencé d’abord par téléphoner au frère Siala Adolphe, ancien frère de l’aile de Bandal, alors administrateur à l’Assemblée Chrétienne de Righini. Je l’appelais pour me rendre compte s’il était au courant de ce que je venais de lire dans leur site.
Le frère Siala m’a répondu : « Pasteur, ça c’est une affaire entre vous les pasteurs. » Alors j’ai réalisé qu’il avait peur de son pasteur. Je pensais téléphoner le frère Barutti Mulamba, un des anciens de l’aile de Bandal, mais il était malade. Je ne me représentais plus les anciens de Bandal à qui je pouvais me référer vu que Mbombo, Ngepa et Mposhi étaient déjà morts.
Je me suis alors souvenu du frère Mayasi, actuellement pasteur en Angola, également un des anciens de l’aile de Bandal. Je lui ai téléphoné, et fort heureusement il était à Kinshasa. Je l’ai fait venir afin que nous lisions ensemble cet historique tronqué du pasteur Barutti. Nous l’avons lu tous, et l’avons décrié, après avoir constaté que les choses n’étaient pas ainsi.
Comme je l’avais déjà vu seul, je devais cette fois-ci, passer à l’étape des témoins, conformément aux Ecritures. J’ai alors téléphoné au pasteur Kalumbu pour qu’il soit là, lors de notre entretien avec le pasteur Barutti. De mon côté, j’ai pris comme témoins le diacre Kalubi de mon église et le pasteur Mayasi. En arrivant chez lui, j’ai trouvé qu’il y avait les personnes ci-après : les pasteurs Kalumbu et Mali, les diacres Kalambayi et Nsangu.
Le jour où nous nous sommes rencontrés, il y a eu des divergences, des paroles dures et méprisantes. Suite à cela, le pasteur Kalumbu a finalement proposé que nous, de l’aile de Bandal : Barutti, Mayasi et moi-même, devrions nous retrouver pour harmoniser nos vues ; et lui Kalumbu avec le groupe de Lemba devait faire de même. En conclusion, nous nous sommes convenus de ne plus parler de l’historique jusqu’à ce que nos vues soient complètement harmonisées.
Malheureusement, le 22 janvier dernier, lors de sa conférence de presse, le pasteur Barutti a violé notre entente en revenant sur le même historique tronqué et déformé. C’est pourquoi, selon la procédure biblique, je devais en appeler à l’église. Mais, comme il s’agit d’un cas entre les ministres, j’ai résolu de convoquer une conférence ministérielle à Kinshasa pour régler cette question selon que le dit frère Branham. Voilà un peu la chose.
Ainsi, vu ce qui était déjà fait, j’ai décliné la démarche de la délégation. Cette étape là de parler à deux était déjà dépassée.
Question : En suivant le pasteur Barutti dans sa conférence de presse, il se fait passer pour un évêque national. Etes-vous de cet avis ?
Réponse : Evêque national ? Non ! C’est étonnant ! Le pasteur Barutti comprend simplement l’évêché d’une façon erronée, purement catholique et dénominationnelle. Il appuie son ambition sur la succession venant de Kilangwe, et tout part de Mukuna Tshipuya wa Kazadi, qui fut le pionnier du Message dans notre pays, et notre conducteur en ce moment-là.
Un matin, alors que j’étais encore à Kinshasa, fin 1975 ou début 1976, le frère Mukuna nous a dit qu’il avait entendu une voix lui recommander d’établir comme pasteurs les frères Kanda Kazadi, Mbombo Pape Mweli et Barutti Kasongo. Car en ce temps-là l’église de Lemba qu’il dirigeait était considérée comme le quartier général du Message dans notre pays, du fait que la grande partie des églises du Message qui naissaient s’y référaient. Le frère Mukuna se voyait à la tête de toutes les églises du Pays. Moi-même, en quittant Kinshasa, je venais de l’église de Lemba.
Pour le pasteur Barutti, tel que je l’ai suivi dans sa conférence de presse, étant donné que les frères Mukuna, Kanda et Mbombo sont tous morts, il remplace automatiquement le frère Mukuna à la tête des églises du Message au Congo.
Donc, il se voit maintenant évêque par succession. Or, selon le frère Branham, la position d'un évêque ne se succède, ni ne s’hérite pas.
Ecoutez maintenant comment le frère Branham parle du statut d'un évêque dans « Se ranger du côté de Jésus », § 26-27 montrant comment du temps de Paul, les églises naissaient.
« Maintenant, je remarque de quelle manière les églises - l'évangélisation a commencé à se répandre partout. Et alors nous prendrons par exemple le - Paul qui était devenu un grand missionnaire envoyé auprès de notre peuple. Nous découvrons qu'il allait partout où le Seigneur le conduisait, et il établissait une église. Et c'était une nouvelle foi. Les églises de ces jours-là, comme en Asie Mineure, partout à travers l'Europe, elles - elles ne croyaient pas ce Message-là. Et après qu'il eut prêché le Message et que plusieurs s'Y furent convertis, il n'y avait alors personne... S'il avait laissé les gens dans cette condition, ils auraient erré pour retourner carrément à leurs dieux païens, au judaïsme ou à quelque chose d'autre, parce que les gens n'auraient eu personne pour les enseigner, les - les convertis. Ils n'avaient pas d'endroit où aller, ainsi Paul établissait églises à divers endroits du pays.
Dans chacune de ces églises, il laissait quelqu'un qui était juste, un homme qui était digne de confiance, un homme qui était reconnu comme pasteur, berger, ou un... Puis après, cette église devenait alors... D'autres petites églises naissaient d'elle. Des jeunes gens et des hommes âgés se levaient et formaient des églises à partir de celle-là. L'homme qui était à la tête de la première église était appelé évêque. Et puis ses - ceux qui étaient sortis de lui - ses enfants étaient appelés bergers ou pasteurs. Et alors ce groupe de petites églises revenaient toutes auprès de cet évêque. »
Voyez, frère Branham quand il parle de l’évêque, il parle de l’individu, de la personne. L’homme à partir duquel des ministres sont sortis, un père qui a engendré des ministres dans son ministère. Et ces hommes-là quand ils partent pour créer d’autres églises, ils réalisent qu’ils ont été engendrés dans l’évangile par un père et c’est cet homme-ci qui est leur évêque. Si cette personne n’est plus, la personne qui le remplace dans cette église ne peut pas automatiquement devenir l’évêque, parce que ce n’est pas lui qui a engendré ceux qui sont sortis de son prédécesseur. Vous voyez, cela ne se succède ni ne s’hérite pas.
Le statut d'un évêque selon frère Branham se rapporte à l’individu, à cette personne-là qui a engendré des ministres. Autrement, c’est la conception catholique et dénominationnelle, selon laquelle on établit quelqu’un, peu importe son âge dans la foi, pour superviser les autres églises qui ne sont même pas issues de son ministère. (Voir : page 189 Exposé des Sept Ages, (Age de Pergame) je cite :
« … pour eux, un évêque était maintenant quelqu’un dont l’autorité s’étendait à plusieurs conducteurs spirituels locaux. Ce concept n’était conforme ni à l’Ecriture, ni à l’histoire, même un homme de l’envergure de Polycarpe, penchait vers ce genre d’organisation… Les évêques revendiquent toujours le pouvoir de contrôler les hommes et de faire d’eux ce qu’ils veulent, en les plaçant là où bon leur semble pour leur ministère. C’est renier la conduite du Saint-Esprit. »
Je reconnais que frère Barutti est évêque ; mais il l’est uniquement par rapport aux ministres qui sont issus de lui pendant les vingt ans de son pastorat (2 Corinthiens 10 : 13-15). Il ne l’est pas par rapport à ceux du pastorat de Mbombo à Righini, ou du pastorat de frère Mukuna Tshipuya à Kilangwe/Lemba. Car, conformément à ce que le prophète dit au § 27 de Se ranger du côté de Jésus : « L'homme qui était à la tête de la première église était appelé évêque. »
Vous voyez là qu’il est question du moment où l’homme est à la tête d’une église comme pasteur, et non du simple exercice du ministère.
C’est pourquoi on ne peut pas avoir un évêque national ; sinon on en aura de province, de district, de territoire etc. Alors nous tombons carrément dans un système dénominationnel que nous avons toujours décrié !
Question : Que pouvons-nous retenir sur l’historique après cette conférence de Kinshasa ? Avez-vous rédigé un document qui servira de repère aux générations futures ?
Réponse : C’est une bonne question. Merci, mon frère. Je crois que si nous avons réagi à l’historique que raconte souvent le pasteur Barutti et les frères de Righini, c’est parce que c’est un récit constitué par une seule personne qui l’a calqué sur elle-même. Mais, dans la conférence ministérielle du 06 mars 2010, nous avons eu à visionner le film sur les anciens de la première heure dont certains sont déjà morts ; à entendre les témoignages des vivants, et finalement nous avons constitué une commission chargée d’élaborer d’une manière objective l’historique du Message du Temps de la Fin au Congo Kinshasa. Cet historique constituera un document qui va servir de repère aux générations futures.
Question : Qu’est-ce qui a fait que la conférence ministérielle qui devait se tenir à la salle culturelle du Collège Boboto ait été, finalement, transférée au Shékinah Tabernacle ?
Réponse : La question que vous me posez me rappelle encore ce qui s’est passé. C’est vraiment regrettable ! De Mbujimayi, on m’a mis au courant de la conférence de presse tenue par le pasteur Barutti, et de la manière dont elle avait dérangé les ministres et les enfants de Dieu. On me disait : « Vous êtes l’un des anciens, et vous ne réagissez pas. Voici que cette fausse version gagne du terrain ; qu’allez-vous laisser à la génération montante vu que les anciens sont en train de passer ? Cette fois-ci il est arrivé à la presse (différentes chaînes de télévision) pour en assurer une large diffusion, et personne ne lui résiste. »
Voyez-vous ce qui m’a beaucoup préoccupé et m’a amené à amorcer une action en tant qu’un des anciens du pays ?
Aussi l’idée de convoquer cette conférence ministérielle de Kinshasa m’est-elle venue à l’esprit !
J’ai commencé d’abord par téléphoner au pasteur Yves Kalombo de Logos Tabernacle à Kinshasa, afin de savoir s’il était au courant de la conférence de presse tenue par le pasteur Barutti à Kinshasa, et s’il pouvait m’accorder son Tabernacle comme cadre de la réunion que j’envisageais d’organiser.
Le pasteur Yves m’a dit ceci : « Je vous assure, bien-aimé, que cette histoire nous a tous indisposés, et que c’est le point à la une : on en parle partout à Kinshasa. Nous ne comprenons pas où ce frère voudrait en venir avec sa propagande.»
Son avis ayant été favorable, je me suis employé à contacter d’autres pasteurs de Kinshasa notamment les révérends Mbwilu, Kasongo, Amisi et Kalala Menji, en vue de mettre sur pied un comité d’organisation.
Dans leur réunion préparatoire, ils ont trouvé qu’il était bon que la réunion se tienne au centre de la ville pour permettre à tous les ministres d’y accéder facilement. Pour cette raison, le choix du lieu est tombé sur la salle culturelle du Collège Boboto.
Cette conférence étant sous le patronage du Tabernacle de Mbujimayi, les frais relatifs à l’organisation matérielle ont été envoyés par celui-ci au comité ad hoc.
La salle visée étant louée, les invitations distribuées et les formalités administratives accomplies, il ne me restait plus qu’à descendre à Kinshasa pour la tenue de cette conférence tant attendue à la date fixée.
Moi, j’envisageais de réunir uniquement les ministres de Kinshasa, mais quand les invitations ont été distribuées, j’ai été surpris de recevoir des réactions des ministres de l’intérieur du pays, voire de l’extérieur, qui tenaient eux aussi à y participer. Ils étaient contents de voir qu’il y avait quand même un des anciens du pays qui avait relevé la tête pour dire halte au pasteur Barutti. J’ai alors compris que cette situation avait indisposé beaucoup de frères depuis longtemps.
A mon arrivée à Kinshasa, le pasteur Barutti, sachant que j’allais donner la version correcte des faits, et puisqu’il ne s’attendait pas à ce qu’il y ait quelqu’un pouvant lui résister, et qu’il se complaisait déjà dans sa position d’évêque national, il s’est senti mal à l’aise en présence d’un témoin gênant. Il a remarqué que si cette réunion avait lieu, la vérité serait dévoilée, et ce serait un déshonneur pour lui.
Pour m’empêcher de tenir cette réunion, il va commencer à m’envoyer des émissaires jusqu’à faire intervenir Joseph Branham par le truchement du frère Georges Fergusson qui, une fois arrivé, a compris le bien-fondé de cette réunion.
Comme le pasteur Barutti trouvait que dans tout ça je restais toujours ferme, malgré les tentatives des émissaires et que Fergusson lui-même a compris la nécessité de cette rencontre, il n’avait d’autre choix que de recourir à la police par le biais d'un frère colonel de son église, qui est colonel de la police et commandant du rayon où devait se tenir la réunion.
Ce colonel a usé de son influence sur le bourgmestre de la commune de la Gombe. Celui-ci a intimé un ordre formel au préposé de la salle culturelle du collège Boboto, lui enjoignant de ne pas laisser cette conférence se dérouler en ce lieu-là. C’était le vendredi 05 mars 2010 au soir, que le préposé de la salle nous a fait connaître malgré lui les ordres qu’il venait de recevoir, alors que la réunion devait avoir lieu le lendemain à 10 heures !
Mis dans cette condition, j’ai dû recourir au pasteur Diyoka pour obtenir que la rencontre se tienne au Shékinah Tabernacle. Chose qu’il a accordée.
Les choses ne se sont pas limitées au simple ordre qui était donné. Le lendemain ceux des nôtres qui n’étaient pas informés du changement de lieu et qui sont arrivés les premiers au collège Boboto, ont eu la désagréable surprise de faire face aux éléments de la police parqués tôt le matin pour les repousser sur l’ordre strict d'un colonel, fidèle de l’Assemblée Chrétienne de Righini. Nous n’avons pas compris pourquoi, pour une réunion des ministres de l’évangile autorisée par l’autorité administrative, on devait dépêcher les éléments de la police comme s’il y avait une question de guerre ! C’est plus tard que nous apprendrons que dans l’église du pasteur Barutti, qui est l’Assemblée Chrétienne de Righini, il y avait de ses croyants qui avaient acheté des machettes pour s’attaquer aux serviteurs de Dieu si une fois cette réunion aurait eu lieu. Quelle indignation profonde pour le frère Fergusson qui, envoyé par le frère Joseph Branham, était là ! Quelle honte également pour le Message au Congo !
D’après des renseignements que j’ai reçus des sources sûres, il était prévu de m’enlever moi-même, et de me garder dans un endroit caché jusqu’à ce que la date arrêtée pour la tenue de la conférence ministérielle soit passée. J’ai échappé à ce manège grâce à mon logement au Grand Hôtel de Kinshasa ce soir-là. Dieu nous protège toujours.
Voilà la vraie raison de notre délocalisation.
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